Conférence de presse, 13 sept. 2012
Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le 13 septembre 2012, la Chambre des notaires de Paris-Ile-de-France a présenté l’état du marché immobilier au 2e trimestre 2012.
Volumes
Après un mois de janvier exceptionnel, lié au changement de régime des plus-values immobilières, l’activité s’est fortement ralentie. Ainsi, tous secteurs confondus, au 2e trimestre 2012, le marché est en recul de 21 % par rapport au 2etrimestre 2011, avec 34 800 logements vendus. Deux explications sont avancées pour expliquer cette évolution : « D’une part, une conjoncture économique maussade (chômage en hausse, stagnation des revenus) a bridé les projets d’acquisition. D’autre part, les incitations financières et fiscales sont devenues moins stimulantes alors que des prix historiquement au sommet ont pesé sur la solvabilité des acquéreurs. Si les taux d’intérêt sont devenus récemment plus attractifs, les exigences renforcées des banques dont les notaires se sont fait l’écho, ont constitué un frein à l’acquisition. »
Prix
Les prix « sont entrés dans une phase de stabilisation », avec une hausse des prix qui, sur un an, rejoint l’inflation. « Après un semestre de baisse, les prix ont légèrement augmenté (1 % en 3 mois) au 2e trimestre 2012 dans la capitale pour s’établir à 8 340 euros le m² ». « Du 1er au 2e trimestre 2012, le prix des appartements anciens a reculé de 0,3 % en Petite Couronne et de 0,5 % en Grande Couronne. […] À l’inverse, on enregistre de très légères hausses de prix des maisons du 1er au 2e trimestre 2012 qui oscillent entre 0,1 % dans les Yvelines et 1,6 % en Seine-Saint-Denis. Seul le département des Hauts-de-Seine affiche un recul de 0,4 % pendant la même période ». Les raisons qui expliquent cette résistance des prix sont de trois ordres : le temps de latence nécessaire entre la baisse des ventes et la baisse des prix, le fort besoin de logements et le manque d’offres.
Perspectives
« Sur le plan économique et financier, on peine à voir des facteurs d’améliorations susceptibles de motiver les acheteurs et de donner un coup de pouce aux ventes. Il existe néanmoins un véritable moteur pour le marché. Le niveau des taux d’intérêt des crédits à l’habitat est redevenu très favorable ». Il reste toutefois que les mesures fiscales et financières sont moins avantageuses que par le passé et que le marché est dans l’attente de décisions. « Le marché semble désormais entré dans une dynamique plus raisonnable et dans un mode de fonctionnement plus normal ».
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